RED HOT CHILI PEPPERS // MONARCHY OF ROSES
dir. Marc Klasfeld
(inspired by the work of Raymond Pettibon)
RED HOT CHILI PEPPERS // MONARCHY OF ROSES
dir. Marc Klasfeld
(inspired by the work of Raymond Pettibon)
DIE ANTWOORD // FOK JULLE NAIERS
Qu’on aime ou qu’on déteste, on ne se lasse pas de ces deux tarés de Ninja et Yo-Landi Vi$$er. À la manière d’une Lady Gaga, ils créé un univers barré crédible, à la frontière entre ploucs white trash à la mode Afrikaaners, performers arty digne de la FIAC et rappers gonflés à l’agressivité.
Le flow est biscornu (mélange d’anglais au couteau et d’argot afrikaaners qui gratouille les amygdales), le beat est un poil old school (merci DJ Hi-Tek), mais le résultat est suffisamment fou, sombre, voir inquiétant, pour réveiller les fans de hip-hop endormis depuis… euh, depuis une éternité en fait (ne nous lançons pas dans les débats OddFuture ou Kanye).
Il faut rajouter à tout cela que nos deux sud-africains viennent de mettre un doigt magistral à Interscope qui voulait allonger la sauce piquante de leur prochain album. Résultat, TEN$ION sera auto-produit et sortira d’ici la fin de l’année chez le bien nommé ZEF RECORDZ. Le premier extrait, Fok Julle Naiers (je vous laisse trouver la trad par vous-même) est à déguster en vidéo ci-dessus et à télécharger gratos par ici.
CLOUD NOTHINGS // NO FUTURE / NO PAST
On dirait que Dylan Baldi (20 ans tous ronds) a été gâté cette année: quelqu’un s’est enfin décidé à donner du corps (ie. un vrai son) à ses pépites punk-pop, à la manière d’un Wavves qui passait du néant sonore à l’éclat du studio.
Et ce quelqu’un ce n’est pas n’importe qui: Steve Albini (monsieur Nevermind) a produit son nouvel album, Attack On Memory (sortie le 24 janvier prochain chez Carpark), et ça se sent. Le premier extrait de cet album, No Future / No Past, est plein de spleen adolescent, de fureur et de cris, et surtout enveloppé dans une jolie production made in studio qui donne enfin un sens à la zik de Cloud Nothings.
J’suis curieux d’entendre la suite… À télécharger ici.
(via Stereogum)

Et hop, c’est reparti avec mon obsession pour Oneohtrix Point Never. Cette fois-ci j’ai pu écouter tout l’album, et je dois vous avouer que je ne suis pas déçu du tout. Je vous conseille d’en faire autant (écouteurs ou hi-fi méchamment recommandés). Ça plane velu avec Replica…
Un petit avant goût de la nouvelle mixtape de Ludacris, avec Big K.R.I.T. qui lui vole la vedette comme dans à peu près tous les morceaux estampillés “feat. Big K.R.I.T.”.
Mais bon, c’est toujours agréable de se mettre la voix déglinguée de Luda (assez en forme) sous l’oreille, en attendant la sortie de son prochain album, Ludaversal, probablement début 2012.
THE BLACK KEYS // LONELY BOY
Taken from their forhcoming album, El Camino, out December 6th on Nonesuch.
FRIENDS // I’M HIS GIRL
La parfaite pop song qui colle au cerveau: une ligne de basse qui, à défaut d’être originale, est immédiatement identifiable, un groove indéniable, un refrain à fort pouvoir neuro-pénétrant, avec juste ce qu’il faut de banalité et juste ce qu’il faut de caractère pour en faire un tube pour hipster.
Quant au clip, c’est les mecs de Stereogum qui en parlent le mieux: ” the clip radiates a dangerous level of cool-kid self-satisfaction”. Autrement tourné, on pourra dire “ras la founch des fripes vintage et des effets VHS”. Mais sinon la chanson est super bien, hein.
Friends, un groupe à découvrir par ici.
DUCK SAUCE // BIG BAD WOLF
J’ai toujours dit que la nouvelle coupe d’AVH lui donnait un tête de bite. Visiblement, on m’a pris au mot… Un autre grand moment de finesse pour vos petits yeux déjà bien agressés, mais il faut reconnaître que Keith Schofield, à la réalisation, ne manque pas d’imagination.
ATTENTION: NSFW - à ne pas mater au bureau, et à réserver aux adultes.
THE HORRORS // I CAN SEE THROUGH YOU
No need to explain how much I loved this year Skying, the great third album (and second great in a row) from the gothbirds-turned-80’s-synth-pop-revival-act The Horrors. Now one of its best song got the video treatment it deserves, and it’s pysched out eyeballs-melting as the title would let you expect.
Dir. : White Rabbit
Encore de la witch house, allez-vous me dire… Et bien non, Alec Koone (alias Balam Acab) s’est débarrassé du côté pompier inhérent au genre pour nous proposer un univers résolument plus intimiste. Des grognements, des bruissements, un sentiment organique habite désormais ses compositions electro très sombres.